1 min

L’EDPS somme Europol de supprimer des données personnelles

Ce 10 janvier 2022, l’EDPS a demandé à Europol d’effacer toutes les données personnelles conservées sans raison plus longtemps que les 6 mois légaux.

L’agence de police européenne Europol reçoit régulièrement des données issues des 27 membres de l’Union européenne, notamment concernant des personnes soupçonnées d’activité criminelle. En vertu du droit européen, l’agence doit supprimer ces données au bout de six mois, si aucun lien avec une activité illégale n’a pu être établi. Mais Europol conserve de nombreuses données au-delà de ce délai.

Ce 10 janvier 2022, l’EDPS (European Data Protection Supervisor), le gendarme européen de la protection des données, a indiqué, via un communiqué, avoir demandé à Europol d’effacer l’ensemble de ces données ne respectant pas la législation européenne.

Europol a fait valoir que ses enquêtes touchant « au terrorisme, à la cybercriminalité, au trafic de drogues international, à la pédocriminalité » couvrent « fréquemment des périodes supérieures à six mois », et qu’obéir à la demande de l’EDPS aurait un impact sur la capacité de l’agence « à analyser de vastes et complexes ensembles de données à la demande des forces de l’ordre ».

L’ESPS a laissé douze mois à Europol, à compter du 3 janvier 2022, pour effacer les données problématiques. Au-delà, la Commission européenne a demandé au Parlement et au Conseil européen de « fournir une solution appropriée et une clarté juridique sur le traitement des big datas par Europol ».

Partager cet article avec un ami